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Transmission chez Les Jardins de Gaïa : une nouvelle génération pour conjuguer héritage, engagements et développement 

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Chloé Kulhmann et Karrame Belhidaoui, co-gérants aux côtés d'Arlette Rohmer la fondatrice des Jardins de Gaïa

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Les Jardins de Gaïa officialisent une transmission préparée depuis trois ans. Chloé Kuhlmann prend la relève de sa mère, Arlette Rohmer, fondatrice de la Maison en 1994, aux côtés de son conjoint Karrame Belhidaoui. Désormais co-gérants, ils entendent préserver les fondamentaux qui ont façonné l’entreprise – exigence produit, agriculture biologique, commerce équitable et relations directes avec les producteurs – tout en ouvrant une nouvelle phase de son développement. Une reprise familiale, mais surtout un choix entrepreneurial porté à deux. 

À Wittisheim, en Alsace, l’histoire des Jardins de Gaïa s’écrit depuis plus de trente ans autour d’une même feuille : celle du thé. En 1994, Arlette Rohmer fait le pari alors précurseur de proposer en France des thés issus de l’agriculture biologique et du commerce équitable, sélectionnés au plus près des producteurs. 

Trois décennies plus tard, l’entreprise familiale compte aujourd’hui plus de 70 collaborateurs, auxquels s’ajoute une vingtaine de personnes travaillant en ESAT, distribue ses produits dans plus de 1 700 points de vente en France et conditionne à la main en Alsace près de 250 tonnes de thés, infusions et épices par an. En 2025, elle a réalisé un chiffre d’affaires de 11 millions d’euros. 

C’est cette Maison, son savoir-faire et son modèle que Chloé Kuhlmann et Karrame Belhidaoui reprennent aujourd’hui. 

Une transmission loin de l’évidence d’un héritage

Cette transmission n’a rien d’une succession improvisée. Elle est le résultat de près de trois années de préparation, d’apprentissage et de cogérance progressive. 

Pour Chloé Kuhlmann, reprendre l’entreprise familiale n’a jamais relevé d’une obligation. La décision s’est construite autour d’une adhésion personnelle profonde à ce que représente Les Jardins de Gaïa : l’exigence portée au produit, la transparence des relations, l’intégrité du modèle, mais également un univers de plantes, de saveurs et de création dans lequel elle trouve naturellement sa place. 

Auprès d’Arlette Rohmer, elle s’est progressivement appropriée un métier où le goût occupe une place centrale. Formée notamment à l’analyse sensorielle entre 2023 et 2025, elle a multiplié les dégustations aux côtés de sa mère, appris à reconnaître les terroirs, sélectionner les crus et travailler la création des recettes Maison.

« Je ne me voyais pas ne pas essayer. Il y a dans cette Maison une exigence et une transparence rares, dans la manière de travailler ici en Alsace comme dans les relations construites depuis trente ans avec nos producteurs. Ma mère m’a transmis le goût, au sens propre comme au figuré : celui des plantes, des produits justes, de la création. C’est un univers qui me ressemble et une entreprise que j’ai profondément envie de faire vivre et évoluer. », explique Chloé Kuhlmann, co-gérante des Jardins de Gaïa. 

Il ne s’agit donc pas seulement de transmettre un capital ou une fonction. La relève porte sur un savoir-faire, une culture et une certaine manière d’envisager le métier. 

Une reprise à deux, fondée sur des expertises complémentaires

Cette nouvelle étape se construit à deux. Aux côtés de Chloé Kuhlmann, Karrame Belhidaoui prend part à la direction de l’entreprise en qualité de co-gérant. Leur complémentarité est au cœur du projet : Chloé prolonge et développe l’expertise produit de la Maison, de la sélection des crus à la création des recettes, tout en portant la marque et la transmission du savoir-faire. Karrame apporte quant à lui son expérience sur les enjeux de production, d’organisation, de management des équipes et de logistique. Deux expertises différentes qui se rejoignent autour d’une même ambition : faire grandir Les Jardins de Gaïa sans perdre ce qui fonde leur identité. 

L’enjeu est désormais de consolider l’entreprise pour lui donner les moyens de poursuivre son développement dans la durée : fluidifier son organisation, améliorer les conditions de travail, accompagner les équipes et renforcer l’efficacité de son fonctionnement, tout en préservant l’exigence et le soin apportés aux produits. 

« Les Jardins de Gaïa disposent d’un patrimoine, d’un savoir-faire et d’une identité extrêmement forts. Notre rôle est de créer ensemble les conditions pour que cette richesse puisse perdurer : une entreprise solide, des équipes qui travaillent dans de bonnes conditions et une organisation capable d’accompagner son développement sans dénaturer son modèle. Nos compétences sont différentes et c’est précisément ce qui fait la force de cette reprise à deux. », souligne Karrame Belhidaoui, co-gérant des Jardins de Gaïa. 

La gouvernance s’inscrit ainsi dans une logique de continuité tout en affirmant progressivement l’identité de cette deuxième génération. 

Le bio et l’équitable, des engagements historiques réaffirmés et renforcés

Pour Chloé Kuhlmann et Karrame Belhidaoui, prendre la relève ne signifie pas réécrire les fondamentaux de la Maison. 

L’agriculture biologique reste non négociable. Le commerce équitable, les relations directes avec les producteurs, la qualité des matières premières et l’indépendance familiale demeurent au cœur du projet. 

Aujourd’hui, Les Jardins de Gaïa travaillent avec 40 partenaires-producteurs dans 14 pays, représentant plus de 20 000 familles, et 75 % de leurs produits sont labellisés World Fair Trade Organization – WFTO.  

La différence entre les générations se situe davantage dans la manière de porter ces convictions. Pionnière et militante, Arlette Rohmer a contribué à ouvrir la voie du thé biologique en France. La nouvelle génération entend désormais renforcer, structurer et démontrer les impacts de ses engagements, en les traduisant par des initiatives concrètes. 

Transport de thé puis de maté à la voile, Fonds d’urgence et de solidarité pour accompagner les producteurs confrontés à des situations extrêmes, Fonds de dotation : les projets engagés ces dernières années illustrent cette volonté de conjuguer activité économique, responsabilité sociale et impact environnemental.

Préserver l’exigence, tout en allant à la rencontre de nouveaux publics

La transmission marque également le début d’une nouvelle phase de développement. La priorité affichée est la qualité et la pérennité du modèle. Les Jardins de Gaïa entendent continuer à cultiver leur positionnement historique dans les réseaux spécialisés bio, tout en développant de nouveaux points de rencontre avec les consommateurs. 

Hôtellerie-restauration, parapharmacies, tourisme, univers du bien-être : l’entreprise explore progressivement de nouveaux segments afin de faire découvrir son expertise et ses produits à de nouveaux publics. 

Cette diversification s’accompagne d’une volonté de poursuivre l’innovation, tant sur les produits que sur les modes de production, d’approvisionnement et de transport. Elle doit également permettre de renforcer l’ancrage de la Maison dans le Grand Est, où se concentrent depuis plus de trente ans ses activités de sélection, de création, de conditionnement et de transmission autour du thé. 

Pour Chloé Kuhlmann et Karrame Belhidaoui, le cap est ainsi clairement posé : préserver ce qui fait la force et la singularité des Jardins de Gaïa, tout en donnant à la Maison de nouveaux moyens de se développer et de toucher de nouveaux publics. 

Si la direction change de génération, Arlette Rohmer ne quitte pas pour autant la Maison qu’elle a créée. Elle poursuit désormais son rôle d’ambassadrice des Jardins de Gaïa en France et à l’international, continue ses voyages auprès des producteurs et reste membre du comité de dégustation et garante des Grands Crus. Elle conserve également la présidence du Fonds de dotation. 

« Elle nous a ouvert la voie. À nous désormais de l’élargir avec la même intégrité, la même exigence et le même goût du travail bien fait. Il ne s’agit pas de faire table rase du passé, bien au contraire : nous voulons nous appuyer sur cette histoire extrêmement forte pour emmener Les Jardins de Gaïa plus loin, à notre manière. », conclut Chloé Kuhlmann. 

Les Jardins de Gaïa en quelques chiffres

  • Création : 1994 à Wittisheim, en Alsace, par Arlette Rohmer
  • Chiffre d’affaires : 11 M€ en 2025
  • Équipe : + de 70 collaborateurs + une vingtaine de personnes en ESAT
  • Distribution : plus de 1 700 points de vente en France
  • Production : 250 tonnes de thés, infusions et épices conditionnées à la main en Alsace
  • Offre : plus de 650 références de thés, infusions et rooibos bio  
  • Filières : 40 partenaires-producteurs dans 14 pays
  • Commerce équitable : 75 % des produits labellisés WFTO
  • Impact : plus de 20 000 familles de producteurs soutenues dans le monde

Contact presse

Maureen LABBAYE

grand angle

LES JARDINS DE GAÏA

À propos

Maison française et familiale de thé et d’infusion, fondée en 1994, Les Jardins de Gaïa sont engagés dans l’agriculture biologique et le commerce équitable. La maison propose plus de 650 références (thés, infusions, grands crus), sélectionnées dans le monde entier et conditionnées artisanalement en Alsace. Ses produits sont distribués dans 1 700 points de vente en France, et la marque dispose de deux boutiques à Rennes et Wittisheim. Les Jardins de Gaïa emploient 80 personnes, travaillent avec deux ESAT et réalisent 11 M€ de chiffre d’affaires en 2025. 

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